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Justice & Sentences

10 décembre 2016

Journée mondiale des droits de l'Homme 2016

Par Justine Bélanger

En 1948, en cet après-Deuxième Guerre mondiale, l'ONU a pris la décision d'effectuer un virage moderne en adoptant la Déclaration universelle des droits de l'Homme. Celle-ci énonce les droits et libertés dont tous êtres humains est titulaire du seul fait de sa naissance. Ainsi, les états doivent reconnaître ces droits pour chaque personne, peu importe son sexe, sa nationalité, ses croyances ou opinions, etc.

 Journée

Ce contexte historique est la source qui a mené la plupart des états composant la société internationale actuelle, dont le Québec fait partie, à codifier juridiquement les libertés et droits fondamentaux au sein d’instruments juridiques. Notre système judiciaire se rattache d'ailleurs sur le principe de base évoquant que le domaine des droits et libertés est universel. Les chartes et textes de lois du Québec adoptés au cours des années suivant la création de celles des Nations unies respectent cette caractéristique particulière et aucun d'entre eux ne peut déroger de cette règle.

Bien qu'il soit indispensable de prendre chaque situation dans son contexte, il est primordial que toutes personnes en position de pouvoir ou en charge d'individus vulnérables – que ce soit par un passage dans notre appareil judiciaire, ou simplement affectés de quelque façon que ce soit par ce système mis en place par nos gouvernements – garde en tête que la limitation des droits et libertés peut entraîner de graves conséquences.

La nécessité d'établir un ensemble de règles pour régir la sécurité, l'épanouissement et l'enrichissement personnel provient d'une époque qualifiée d'abusive, où le cumul d'atrocités post-Deuxième Guerre mondiale exigeait un changement de mentalité.

En cette Journée mondiale des droits de l'Homme, prenons le temps de se rappeler et de souligner ce progrès positif dans la lutte constante vers la reconnaissance des droits et libertés des individus.

Ensemble, dénonçons la violation de droits acquis ou l'inaction de ceux qui ferment volontairement les yeux ; travaillons en cœur vers un avenir où tous et chacun pourront aspirer à une justice plus juste et équitable.  

 

Sources :

[1] Anne-Marie Delagrave, "Droits et libertés de la personne", Faculté de droit de l'Université Laval, Automne 2013.

 

Photo : Skeeze (pixabay.com) .

Mise en ligne : décembre 2016 © Alter Justice