Statistiques

La libération conditionnelle au Québec

Le risque de récidive

Dernière mise à jour : 23 février 2019

Taux de récidive (Québec, 2018)

Permission de sortir (1/6) : 0.1 %

Libération conditionnelle (1/3) : 1.6 %

Seul un faible pourcentage de personnes qui obtiennent une permission de sortir ou une libération conditionnelle récidive. En 2017-2018, 98.3 % des personnes libérées au tiers (1/3) de leur sentence (libération conditionnelle) n'ont pas récidivé. Pour cette même année, 99.8 % des personnes qui ont obtenu une permission de sortir préparatoire à la libération conditionnelle (à partir du 1/6 de la sentence) n'ont pas récidivé.

" Au cours de l’année 2017-2018, des 1401 personnes contrevenantes à qui elle a accordé une libération conditionnelle, la Commission a maintenu quatre annulations de la prise d’effet. Des 1397 autres personnes contrevenantes, 1143 ont respecté toutes les conditions imposées à la permission. Au total, la libération conditionnelle de huit personnes contrevenantes a fait l’objet d’une mesure de cessation alors que dans 246 cas, la libération conditionnelle a été révoquée. "
CQLC, rapport annuel de gestion 2017-2018, p. 25
Taux général d'absence de récidive en permission de sortie préparatoire à la libération conditionnelle
Taux général d’absence de récidive en libération conditionnelle

Le taux d'absence de récidive comprend les taux de succès et de bris de conditions, car un bris de conditions ne constitue pas nécessairement une infraction proprement dite. Par exemple, il peut être interdit pour une personne de se retrouver dans un lieu où l'on sert de l'alcool. Ainsi, une personne qui serait aperçue sur le site d'un festival, par exemple, contrevient à cette condition. Dans cet exemple, la personne n'a pas commis une infraction à la loi, mais elle n'a pas respecté ses conditions de remise en liberté.

Lorsqu'une personne ne respecte pas les conditions imposées par la Commission, la libération conditionnelle est suspendue. La personne contrevenante est alors incarcérée à nouveau et son dossier est transmis à la Commission qui prendra la décision d'octroyer à nouveau une libération ou de maintenir la personne en détention jusqu'au terme de sa sentence.

 

Sources :

Commission québécoise des libérations conditionnelles, Rapport annuel de gestion 2017-2018.    >>>

 

Mise en ligne : décembre 2010 © Alter Justice