Alter Justice est un organisme à but non lucratif qui offre divers programmes d’intervention, d’information et de soutien à l’intention des personnes touchées par la judiciarisation et la détention dans un établissement correctionnel du Québec (sentence de deux ans moins un jour).
L’organisme intervient principalement auprès des personnes judiciarisées et leurs proches afin de leur offrir de l’information vulgarisée sur le fonctionnement du système correctionnel québécois, sur les droits et obligations en milieu carcéral, le casier judiciaire et la demande de réhabilitation (pardon). L’organisme vise également à favoriser la réinsertion sociale des personnes judiciarisées en les soutenant dans leurs démarches entourant la demande de réhabilitation.
Alter Justice regroupe des citoyens et organismes de tous horizons, qui ont à cœur le respect de la dignité humaine et la justice sociale; qui s’intéressent au bon fonctionnement du système correctionnel; et qui favorisent une approche axée sur la réinsertion sociale et la prévention de la criminalité. [Devenir membre]
Participer au développement d’une société sécuritaire en favorisant la réinsertion sociale des personnes judiciarisées; en œuvrant pour l’avancement d’un système correctionnel basé sur des principes et des pratiques qui visent la réhabilitation et qui assurent le respect des droits humains; et en encourageant les initiatives visant la prévention de la criminalité et le développement d’alternatives à la judiciarisation ou des substituts aux sanctions privatives de libertés.
La mission de l’organisme n’est pas de contrer ou d’alléger les peines imposées, ni d’absoudre les délits commis. Il considère plutôt que la réinsertion sociale commence à l’intérieur des murs, dès l’incarcération et que, si on favorise la responsabilisation des individus lors du séjour, leurs chances de se réintégrer comme citoyens respectueux seront meilleures.
L’organisme considère par ailleurs que l’incarcération est une des mesures à considérer dans la lutte à la criminalité, mais pas la seule. Dans bien des cas, et encore plus particulièrement lors de délits mineurs, des sanctions autres que l’incarcération peuvent être appliquées. L’organisme encourage le développement et l’utilisation de sanctions alternatives qui respectent à la fois les principes de réinsertion sociale et de sécurité de la population.
Les personnes judiciarisées font souvent face à l’isolement et à des préjugés lors de leur retour en société. Aussi ont-elles besoin d’être soutenues pour faire face à leur réinsertion sociale. L’organisme travaille donc à atténuer l’exclusion sociale des personnes judiciarisées et à aider ces personnes dans leurs démarches lorsqu’elles désirent déposer une demande de réhabilitation.
Pour l'organisme, la reconnaissance des droits des personnes judiciarisées n’est pas incompatible avec le respect des droits des victimes. Tant les personnes judiciarisées que les victimes ont droit d’être traitées de manière digne et équitable par le système judiciaire et correctionnel et de bénéficier des ressources dont elles ont besoin.
L’organisme estime que la lutte à la criminalité passe inévitablement par la prévention, en s’attaquant à ses causes, notamment la pauvreté, le décrochage scolaire et la toxicomanie.