Unité 9 : De la fiction à la réalité

Pénitencier ou prison?

Pour mieux comprendre la différence

Alter Justice

Prison et pénitenciers, est-ce la même chose?  Pas tout à fait.  Le type d’établissement correctionnel où la personne vivra son emprisonnement est déterminé principalement par la durée de la peine.  C'est ici que le fameux "moins un jour" que l'on entend souvent prend tout son sens.

Les prisons

La prison désigne un établissement correctionnel regroupant des personnes qui ont à purger une peine d’emprisonnement de deux ans moins un jour et moins.  [D’où l’importance du fameux « moins un jour » dans les sentences de deux ans, puisque c’est cette journée qui trace la ligne entre les deux types d’établissement.]

C’est aussi dans les prisons que sont envoyées toutes les personnes incarcérées durant leur procès.  Il s’agit de la détention préventive et les personnes ainsi incarcérées sont appelées « prévenus ».  Actuellement, environ la moitié des personnes incarcérées dans les prisons au Canada sont des « prévenus », une proportion qui a connu une hausse importante au cours des dernières années.

Les prisons sont sous la juridiction des provinces.  Au Québec, c’est le ministère de la Sécurité publique qui gère les établissements correctionnels.

On compte au Québec 19 prisons.  Parmi ces établissements, un est entièrement destiné à la clientèle féminine (Maison Tanguay, à Montréal).  L’Établissement de détention de Québec (anciennement connu sous le nom d’Orsainville) se divise quant à lui en deux « secteurs » : un masculin  et un féminin.  Ces deux secteurs, bien que dans le même établissement physique, sont considérés comme deux établissements de détentions distincts.

 

Les pénitenciers

Les pénitenciers sont quant à eux des établissements correctionnels qui regroupent les personnes ayant à purger une peine d’emprisonnement d’une durée de deux ans et plus et qui sont sous la responsabilité du gouvernement fédéral.  On dénombre au Canada 53 pénitenciers dont cinq accueillent uniquement  les femmes.  Il existe également une entente de services entre les Services correctionnels canadiens et le gouvernement de la Colombie-Britannique pour l’hébergement de femmes sous responsabilité fédérale dans un centre correctionnel provincial.

Les pénitenciers sont classés selon les niveaux de sécurité suivants : maximale, moyenne, minimale et multiple.  Au début de la peine, tous les détenus sont d’abord incarcérés au Centre régional de réception à Ste-Anne-des-Plaines.  Chaque personne y est évaluée pour identifier ses besoins en matière de réhabilitation ainsi que pour déterminer le risque qu’elle présente pour le public, le personnel, les autres détenus, ainsi que pour lui-même.  C’est ainsi que lui est attribué son niveau de sécurité qui sera réévalué au cours de la peine et pourra alors être modifié.

Unité 9

Dans le cadre du téléroman Unité 9, l'histoire se déroule donc dans un pénitencier de niveau fédéral, puisque les femmes ont reçu des sentences supérieures à deux ans.

Important : les renseignements fournis sont à titre d'information et ne peut être utilisé comme des textes ayant une valeur juridique.  Seuls les textes officiels des Lois et des Règlements ont force de loi.

Mise en ligne : septembre 2012 © Alter Justice